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C'est toujours les autres qui meurent
Jean-François Vilar
1982-1997
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Je ne sais pas comment il se dégage, ni comment je me retrouve devant lui avec une arme, la sienne, à la main. Je ne sais pas comment je tire immédiatement, visant en pleine poitrine. Il est touché (la chemise qui éclate, le sang) ? Je ne le vois pas s'écrouler (c'est toujours pareil), car il y a le gémissement de Rose, derrière. Rose, marchant vers la fenêtre comme une somnambule, et chaque pas est un enfer, vers la grande baie vitrée, trouée de balles. Presque arrivée, elle trébuche une dernière fois. Le verre se brise sous son poids. Fracas. Alors je sautille vers mon sac. J'en sors un autre appareil et je photographie Rose Sélavy, dans les noces de son Grand Verre brisé. (Extrait)
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